C'est superbe Olivier

Lieu qui porte, dont tu as su faire vibrer les murs, envoyer la transcendante dynamique, des pianissimos magnifiques aux triples forte. Tu as la musique d'Olivier Messiaen dans le sang, tu lui donnes toute sa beauté.
A propos du regard de la Vierge, Messiaen a pu dire :
"j'ai voulu exprimer la pureté en musique ; il y fallait une certaine force, et surtout beaucoup de naïveté..."
Une pièce merveilleuse qui te permet d'exhaler et d'exalter superbement toutes les ressources du piano et - on ne se rend peut-être ici pas compte -, il faut être virtuose pour faire vivre cette pièce. Bravo Olivier ! Je suis super admiratif.
Comme on a pu déjà s'en parler, notre goût invétéré pour ce compositeur, Messiaen est l'un des plus grands. Ta prof parle de la suite ici de la musique classique... mais Messiaen représente aussi, à mon avis, un pilier pour le jazz avec ses gammes à transpositions limitées, notamment gamme 1 2 ou gamme 2 1 [par exemple dans le 15ème regard : "le baiser de l'enfant Jésus"]? Ces gammes sont largement utilisées sur certains accords jazz.. et tout l'arsenal de colorations que l'on peut donner dans ce système, avec quarante accords superposés (des triades), est sidérant... Si j'ai le temps un jour, j'en parlerai sur le forum.
Le goût des lignes brisées, traits de mouvements contraires, jeu simultané aux extrémités du clavier, effets percussifs, résonances, grappes d'accords qui chatoient. Ici, dans cette quatrième des pièces qui constituent ces regards, on est pris d'emblée par ces accords "translucides" et par cet ostinato d'où émerge 4 notes descendantes, cet espace créé et, plus tard, cet air plus tendre, mais tout aussi obstiné, qui force le ton de ré# mineur (relatif de la tonalité de fa# majeur qui, pour le compositeur, est la tonalité divine).
Applaudissements qui remplissent l'espace comme la plus belle des pluies de jouvence.