Pas de lézard Fritz, c'est super bien parti !
Je n'ai jamais joué cette étude (ni d'ailleurs aucune) mais j'ai peut-être une image qui peut t'aider.
Cette étude me fait penser à une boîte de conserve où les bords sont la basse et l'aigu (qui donne la consistance), bords qui construisent un cercle ne présentant aucune aspérité (si tu laisse glisser ton doigt sur tout le pourtour du rond du sommet de la boîte), cercle d'une même consistance qui entoure l'intérieur, intérieur comme une soupe ordonnée un peu plus "liquide", mais bien ordonnée, où chaque molécule est à égale distance l'une de l'autre, avec la même texture (ou chaque note à le même son, pris dans une nappe, mais avec clarté et différent de ce qui entoure).
Ce qui compte alors lorsqu'on joue, c'est d'arriver à bien entourer le contenant, et baigner les autres doigts dans ce liquide ordonné, ordonné aussi temporellement, mais sans pour autant y attacher trop d'importance dans la tête car ce qui compte est ce qui entoure, ce chant qui ressort.
Cela suppose chaque geste complètement approprié à chaque accord, savoir aussi exactement à chaque endroit quel doigté - dans chaque main - tombe sur les temps forts (ce qui va assurer la régularité intangible). Et veiller sans arrêt à rendre bien légato ce chant des aigus, à en donner l'illusion.
Je ne sais pas si c'est très clair, mais cela peut te parler ?