Bonsoir,
Aujourd’hui j’ai déchiffré la 8 op25, je l’ai trouvé plutôt facile.
Maintenant dans le tempo requis, c’est peut être une autre affaire, mais les sixtes tombent bien sous les doigts..
À suivre..
Je vous mets un petit descriptif des études que j’aime bien:
D
édiées non plus à Liszt, mais à Marie d’Agoult, qui fut sa compagne, ces études opus 25 justifient peut-être plus encore que celles de l’opus 10 le qualificatif de « poèmes musicaux » souvent accolé aux études de Chopin. Surnommée tantôt « Le ruisseau », tantôt « L’étude des harpes », avec ses vaporeux arpèges quasi-impressionnistes, la no 1 en la bémol majeur faisait dire à Schumann : « L’étude achevée, on a l’impression de voir s’enfuir une image heureuse apparue en songe et qu’à demi réveillé,
on voudrait retenir ». À l’autre bout du cahier, couronnant l’ensemble des vingt-quatre études, on a deux pages d’une puissance exceptionnelle : parfois surnommée « Vent d’hiver » ou « Tempête », la célébrissime no 11 en la mineur, avec sa sombre introduction lente et le déferlement irrésistible qui lui succède, a beau être archiconnue, elle garde toujours la même force surhumaine qui en fait une des préférées des virtuoses comme du public ;
et la no 12 en ut mineur, ce véhément choral (con fuoco) où les deux mains brassent ensemble des figures arpégées dans une houle chargée de douleur, n’a rien à lui envier en terme de puissance poétique.
Frédéric Chopin, Étude opus 25, no 12,
Autres numéros à marquer d’une pierre blanche, les deux études qui s’offrent le luxe d’une section centrale contrastée : d’abord la no 5 en mi mineur, particulièrement riche et originale, qui, en son milieu, confie à la gauche, comme chantée par un violoncelle, une mélodie expressive d’une beauté rayonnante ;
puis la no 10 en si mineur, incroyablement sombre et farouche dans son jeu d’octaves aux deux mains où on croit entendre un Chopin qui voudrait « en remontrer » à son ami Liszt, mais dans laquelle, à l’arrivée de la section lente, la véhémence fait place à une étrange évasion dans un monde de rêverie.
Et, bien sûr, comme une oasis de poésie, tout entière habitée d’un profond sentiment nostalgique, il y a le « nocturne de la série », en l’occurrence l’incomparable no7 en ut dièse mineur, avec son contrepoint douloureux où l’on croit entendre l’échange de deux plaintes entre les deux mains du pianiste.
Chacune des six autres, de l’enchanteresse no 2 en fa mineur à l’espiègle no 9 en sol bémol majeur que Hans von Bülow surnommait « Le papillon », mériterait aussi de figurer au tableau d’honneur,
mais nous accorderons une mention spéciale, là encore pour ses vertus poétiques, à la no 6 en sol dièse mineur, qui fait la part belle aux tierces chromatiques. « Tantôt vaporeuses, tantôt joyeusement frémissantes, tantôt cristallines ou bruyamment affairées », ces tierces disent à leur manière « une âme confusément partagée entre l’inquiétude et l’insouciance ».
Frédéric Chopin, Étude opus 25
Bon WE à tous
