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Romans

Amazone de Maxence Fermine

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Dans un bar au bord de l'Amazone les gens se saoulent alors qu'arrive, sur un radeau, un pianiste de jazz, noir, jouant sur un Steinway blanc. Il s'appelle Amazone Steinway. Peu à peu on apprend son histoire. Une relation se tisse entre le barman, Cerveza, le grand caïd des lieux, Rodriques, et notre pianiste. Alors qu'il a joué (et perdu)son piano aux dés, arrive un personnage encore plus étrange : un Indien qui s'appelle Mendes et qui délivre Amazone du pouvoir du caïd. Ensemble, Amazone, Mendes, Cerveza et Rodriques, partent pour un lieu encore plus éloigné et inaccessible, aux sources de l'Amazone. Ce n'est que vers la fin où l'on apprend pourquoi : la femme mourante d'Amazone, d'origine indienne, lui a demandé d'aller à son village natal pour jouer sur son piano blanc. Mendes, le frère de sa femme, a vu tout cela dans son rêve, et lui sert de guide. Ils arrivent jusqu'aux abords du village, où ils se fabriquent une grue artisanale pour monter le piano (ainsi que le pianiste) au-dessus d'un cataracte. Les cordes se brisent, le piano tombe, le pianiste (ainsi que le caïd qui plonge pour le sauver) meurent. Depuis, à cet endroit, on entend toujours la musique du piano blanc. Les Indiens disent que c'est le piano blanc qui rêve.
Mise à jour le Dimanche, 24 Décembre 2006 12:08 Lire la suite...
 

Au piano de Jean Echenoz

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Première partie. Max, pianiste professionnel a des problèmes psychologiques liés à l'alcool, il a fallu que son impressario embauche quelqu'un pour s'occuper de lui et pour le pousser sur scène. Avant de monter sur scène, le piano est pour lui un monstre prêt à l'avaler. Une fois sur scène il s'implique plus ou moins, mais cela le fatigue plus qu'autre chose. Son vœu le plus cher est de retrouver une fille qu'il a connu trente ans plus tôt, Rose. Un jour il croit la voir dans le métro. Un autre soir il se promène dans Paris et deux jeunes l'agressent pour le voler, il résiste et on lui plante un couteau dans le cou. Il meurt. Deuxième partie. Il se réveille dans le Centre, un endroit où vont les morts avant d'être rédirigés vers deux destinations possibles : le parc, ou la zone urbaine. On répare ses blessures, on change légèrement son apparence physique et on lui annonce qu'il va être envoyé en zone urbaine. Les règles du jeu sont : il doit changer d'identité, ne doit pas contacter ses anciennes connaissances, ne doit pas exercer son ancienne activité. Troisième partie. Après un passage par une ville amazonienne il se retrouve de nouveau à Paris. Il s'appelle maintenant Paul et est barman dans un hôtel à putes. Mais un soir la personne qui s'occupait de lui dans sa vie antérieure, le reconnaît et lui proposer de travailler comme pianiste dans un bar. Il accepte et passe une audition. À ce moment un responsable du Centre débarque et lui rappelle ses engagements. Mais apparemment les règles ne sont pas aussi rigides. Le responsable du Centre reste à Paris pour le surveiller, mais se met à boire et perd peu à peu son autorité. Un jour Paul retrouve Rose dans un grand magasin, qui, fait bizarre, discute avec ce même responsable du Centre. Paul s'approche et le responsable lui annonce qu'il s'en va avec Rose, que Paul ne reverra jamais : la zone urbaine est en fait l'enfer.
Mise à jour le Dimanche, 24 Décembre 2006 12:09 Lire la suite...
 

Le Piano de Beethoven de Bruno Streiff

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Gianni Malifici, élève de Cristofori, a conçu un pianoforte révolutionnaire, il est persuadé que le seul être au monde qui pourra apprécier son instrument à sa juste valeur est un certain Beethoven. Il part alors à sa recherche, accompagné de son instrument, et d'un pianiste virtuose nommé Merlini. En même temps Beethoven sent le besoin pressant de jouer sur un pianoforte plus puissant et part en Italie pour rencontrer un certain Malifici qui est censé avoir créé un tel instrument. Beethoven est accompagné d'une maîtresse imaginaire, Bettina Brentano. Or, la guerre rend les voyages difficiles et périlleux. Après moultes tourmentes et aventures, Malifici et Beethoven se rencontrent. Beethoven joue sur le nouveau piano, totalement absorbé par sa musique. Quand Malifici lui demande son avis, il évite de répondre, sous prétexte qu'il est "presque sourd". Beethoven s'embrouille avec le comte Lichnowsky et quitte son château en toute hâte. Malifici meurt d'une balle perdue, à son enterrement on brûle son piano, Beethoven contemple le ciel rouge, aube et crépuscule confondus.
Mise à jour le Dimanche, 24 Décembre 2006 12:10 Lire la suite...
 

Pianistes d'Anthony Burgess (trad. Jean-Pierre Carasso)

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La narratrice de ce roman autobiographique est la fille d'un pianiste de cinéma muet à Londres, qui a, bien évidemment, perdu son emploi quand le cinéma est passé au parlant. Après quelques emplois obscurs, il finit par jouer pour une troupe de comédiens, s'amourache d'une comédienne, est expulsé de cette troupe et meurt à la 11e journée d'un marathon de piano, qui devait durer 40 jours. Sa fille, dont la mère était morte pendant la grippe (aviaire !) des années 1918, reste donc seule au monde. Elle décide de dévenir nonne dans un monastère à Bruxelles, mais arrivée là-bas elle découvre qu'il s'agit en quelque sorte d'un fournisseur pour un grand nombre de bordels européens, ce qui l'arrange parfaitement puisqu'elle s'était déjà initiée toute seule à la plus vieille profession du monde. Après quelques années à Paris et à Shangaï, elle revient à Londres avec le projet de fonder une «École de l'amour», ce qui réussit assez bien. À la retraite elle s'installe dans le Sud de la France, et entreprend d'écrire son autobiographie. Elle nous apprend aussi comment le piano est entré brutalement dans la vie de son fils, et que son petit-fils est devenu pianiste concertiste, et donc que les gênes de son père ont nécessité trois générations pour produire un véritable pianiste.
Mise à jour le Dimanche, 24 Décembre 2006 12:10 Lire la suite...
 

Le récital de Hartmut Lange (trad. Bernard Kreiss)

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Quiconque avait rang et nom parmi les morts de Berlin, quiconque était las de se mêler aux vivants, quiconque chérissait particulièrement le souvenir de ses années de séjour dans le temps s'efforçait tôt ou tard d'être convié à fréquenter le salon de Mme Altenschul... Parmi ces Juifs morts il existe aussi un pianiste célèbre, Lewanski, qui a été tué à l'âge de 28 ans, avant d'atteindre la maturité nécessaire pour jouer les sonates tardives de Beethoven. Mme Altenschul le persuade de donner un concert, et il se met à le préparer. Or, il entre en contact avec son assassin, qui lui demande de le pardonner. Le jour du concert, au lieu de jouer devant les centaines de personnes qui l'attendent à la Philarmonie, il joue dans le bunker de Hitler, devant des milliers de nazis qui aspirent à la rédemption.
Mise à jour le Dimanche, 24 Décembre 2006 12:11 Lire la suite...
 

La vengeance du piano de Joël Schmidt

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L'histoire d'une fille de parents nobles qui l'ignorent parce qu'elle n'est pas l'héritier mâle espéré. Cette fille devient une super-virtuose du piano au détriment de la plupart de ses fonctions biologiques — et plus particulièrement aux fonctions spécifiques à la féminité. Il n'y a donc que les mains qui fonctionnent bien chez cette fille. Un grand compositeur et chef d'orchestre en tombe amoureux (liaison platonique) et lui dédie une composition : le Concerto de l'innocence. Mais le jour où elle le joue (elle est majeure), un autre noble s'amourache d'elle, la kidnappe dans son château et l'épouse (cette relation-là est fortement non-platonique). Voyant qu'elle ne tire aucune satisfaction de ses élans, il la répudie. Elle se trouve donc à Paris à vivre comme une clocharde dans une chambre de bonne, accompagnée de son Steinway. Et un beau jour, ou plutôt : une belle nuit, elle découvre qu'elle existe, qu'elle peut prendre sa destinée en main, et que pendant toute sa vie elle n'a eu qu'un seul amant : son piano. Elle commence donc de nouveau une carrière de prof et de concertiste et joue de nouveau le fameux concerto, sous le faux titre de Concerto de la revanche. Elle invite à ce concert les deux hommes qui l'ont exploitée, ils sont éblouis, et à la fin du concert montent à l'estrade pour s'approcher d'elle. Or, en s'approchant du piano, le couvercle du Steinway tombe sur leurs têtes. Le sang qui jaillit provoque les premières règles de notre héroïne : elle est femme, le rideau tombe.
Mise à jour le Dimanche, 24 Décembre 2006 12:11 Lire la suite...
 

La pianiste d'Elfriede Jelinek (trad. Y. Hoffman)

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Un des grands romans de la lauréate du prix Nobel 2004. La "pianiste" est une femme qui paradoxalement ne joue pas beaucoup au piano. Elle est prof au prestigieux Conservatoire de Vienne. Elle a des rapports maladifs de subordination avec sa mère (avec qui elle vit toujours à l'âge de 36 ans), et elle opprime elle-même ses élèves. Quand une élève réussit plus ou moins elle lui met des morceaux de verre cassé dans sa poche de manteau pour la mutiler. Habillée de manière très puritaine, en sortant du conservatoire elle va visiter des peep-show ou alors traîne dans des drive-ins X pour observer les couples dans les voitures. Tout bascule dans cette double vie bien rangée quand un élève tombe amoureux d'elle. Elle lui propose alors une relation sexuelle sado-maso avec moultes accessoires et dispositifs. Celui-ci est d'abord choqué et ensuite furieux : il brise tous les tabous en allant chez elle et en la violant sous les cris de sa mère enfermée dans la pièce d'à côté. Dernière scène : ils se rencontrent en public pour la première fois après cet événement, à un concert. Devant son indifférence elle essaie de s'auto-poignarder mais ne meurt pas et quitte l'immeuble avec une tâche rouge qui grossit sur sa chemise, à hauteur du cœur.
Mise à jour le Samedi, 23 Décembre 2006 18:44 Lire la suite...