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Essais, Biographies

Requiem pour une avant-garde de Benoît Duteurtre

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Depuis soixante ans nous sommes victimes d'un complot. Un certain Boulez et ses acolytes ont mis à l'index tous les compositeurs sympathiques de l'entre-deux-guerres (le Groupe des six, Roussel, Prokofiev, Chostakovitch, Stravinsky, etc.) et ont instauré la dictature du prolétariat atonal et sériel. Tous ceux qui sont pour le tonalisme sont taxés de réactionnaires, de bourgeois décadents, d'anti-révolutionnaires, et limogés (citation de Boulez : Tout musicien qui n'a pas ressenti la nécessité du langage dodécaphonique est inutile car toute son œuvre se place en deçà des nécessités de son époque (1952)). On nous présente toute l'histoire de la musique comme un itinéraire avec une seule destination : le sérialisme. Certains compositeurs ont contribué davantage à ce que le prophète Boulez soit révélé : Gesualdo, Bach, Wagner, Debussy, Schönberg. Ceux-là sont admis dans le panthéon des divinités précurseurs, les autres sont bannis (Fauré ? Ravel ? des décadents !). Ce tableau, caractéristique de la France des années 50-60, serait resté dans le domaine du pittoresque des sectes de toutes sortes si le dit Boulez n'était pas devenu, grâce aux supports successifs de la droite et de la gauche, l'homme qui a accumulé tous les pouvoirs sur le monde français de la musique. La musique atonale et sérielle est de ce fait devenue le standard de facto, elle est enseignée dans les conservatoires et nous est proposée dans des concerts où les commentaires des compositeurs dépassent souvent en durée et en importance l'œuvre elle-même.
Mise à jour le Dimanche, 24 Décembre 2006 12:14 Lire la suite...
 

Les funérailles de Chopin de Benita Eisler (trad. Mélanie Marx)

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Drôle de biographie qui s'intitule «Les funérailles de...». Mais que faire d'autre dans un monde littéraire où tout a déjà été écrit sur Chopin, ses moindres gestes, amitiés ou bagarres, sa personnalité, ses rapports avec le pays natal, ses amours avec une certaine dame dont le (faux) nom de famille signifie «sable» en anglais, son antagonisme avec un certain autre pianiste aux cheveux longs et au temperament exubérant...

Mise à jour le Dimanche, 24 Décembre 2006 12:14 Lire la suite...