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Frankfurt MusikMesse 2005

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DANS LA VILLE NATALE DE GOETHE…

vue du salon Commençons par le commencement : l’accès au salon. Comme dans toute grande ville qui se respecte, l’accès au parc des expositions local est bien fléché depuis l’autoroute. Réellement impossible de se planter, même si on ne parle pas un mot d’allemand.

On m’avait dit que c’était un salon vraiment énorme, mais à ce point là, c’est assez déroutant. En fait, les parkings de visiteurs son situés à l’écart du Frankfurt Messe, et il faut prendre une navette pendant 5 minutes pour arriver à l’entrée principale. Ensuite, une fois le ticket en poche, des sortes de minibus peuvent vous mener d’un point à un autre du salon. Oui oui, vous avez bien lu, c’est tellement gigantesque que des navettes sont nécessaires pour se déplacer. Bien sur, tout est faisable à pied, mais une heure à déambuler dans le Hall des pianos, c’est comme avoir marché pendant 3h en montagne sans s’arrêter.
Le salon se divise donc en plusieurs Halls, qui sont tous gigantesques. Chaque Hall est dédié à un type d’instrument, ou d’activité : Hall pianos, Hall guitares et batteries, Hall claviers numériques et synthétiseurs, Hall matériel de home studio, etc…
hall Yamaha Yamaha se paie chaque année le luxe d’avoir à eux tout seuls un hall entier, où tous les instruments de la marque sont exposés, y compris les pianos. Il est pratiquement impossible de ne pas passer par ce hall pour accéder aux autres si on suit le fléchage, donc l’endroit est stratégique et vraiment impressionnant.

Mais intéressons nous surtout au Hall 1.1, le Hall pianos.

{mospagebreak title=Des noires et des blanches par milliers} DES NOIRES ET DES BLANCHES PAR MILLIERS...

La partie pianos du Salon se situait un peu au dessus du Hall Yamaha.
Rien que le bruit était ahurissant, une fois franchi le sas entre le couloir et l’intérieur du hall d’exposition. Je crois que ce hall est un des plus fatigants, avec celui des percussions.
Imaginez des centaines de pianos de toutes tailles qui jouent en même temps à plein volume. Forcément, moins on s’entend jouer, plus on cogne fort.
La disposition des différents stands ne m’a pas paru avoir un ordre précis, tout était assez éparpillé, et les fabricants et distributeurs de tous pays cohabitaient comme ils le pouvaient.
Notons tout d’abord l’absence de trois gros morceaux de la facture de pianos : Steinway (mais ce n’est pas une surprise), Bösendorfer, et Fazioli . Ces trois là n’ont apparemment pas jugé bon de se déplacer, mais peut être n’avaient-ils que peu de nouveautés à montrer.

Stand Steingraeber En revanche, certaines marques encore un peu confidentielles (mais ça commence à changer) avaient certainement voulu marquer le coup comme Steingraeber&Söhne par exemple, qui avait un stand bien situé, plutôt grand et bien décoré.
Steingraeber 168 La présentation misait sur les différentes finitions disponibles de leurs modèles, mais aussi sur le nouveau piano de concert Steingraeber 272. Et je dois dire que j’ai été assez surpris, car de tous les pianos de concert que j’ai pu voir là bas, c’est le seul qu’on pouvait entendre assez distinctement dans le brouhaha général. Et je pense qu’avec la situation centrale du stand, ça veut dire que ce piano en a dans le ventre. Mais bien entendu, impossible d’essayer un piano convenablement pendant le salon. On enfonce les touches, mais on n’entend pas ce que l’on fait, sauf sur le Steingraeber (dans une certaine mesure).
Sauter design Au niveau des belles réalisations, Sauter avait un stand conçu autour d’une sorte de bar noir au centre de l’espace, avec tous les modèles dispatchés autour. C’est à mon avis le stand le plus réussi avec celui de Steingraeber. Ce stand faisait un peu penser aux cuisines modernes (un quelconque lien avec les cuisinières de la marque Sauter, peut-être… ?).
J’ai cependant été déçu par le modèle concert qui était exposé. Mais mon appréciation a de toute façon été faussée par le vacarme général.

Pour résumer, les grandes manufactures à avoir fait le déplacement sont : Blüthner, Schimmel, Seiler, Steingraeber&Sohne, Grotrian Steinweg, Sauter, Bechstein, Petrof, Samick et…

{mospagebreak title=Des asiatiques dans tous les coins et recoins} DES ASIATIQUES DANS TOUS LES COINS ET RECOINS.

Piano Toyo Tout est dans le titre. Il y en avait partout. Je suis quasiment sûr qu’au moins un stand sur trois sur l’ensemble du salon était tenu par des chinois ou d’autres pays d’Asie.
Entre les deux marques japonaises phares, Yamaha et Kawai (qui étaient exposés à l’écart des autres fabricants de pianos), les entreprises qui exportent les occasions Yamaha, Kawai et autres Apollo dans le monde entier, on trouvait toutes sortes de marques chinoises, avec des pianos droits (en majorité), mais aussi quelques modèles de pianos à queue, et certains pianos de concert.
Bien sûr, dans les autres sections du salon, les fabricants chinois étaient encore plus présents : les guitares, les violons, les saxophones, les batteries, les trompettes… enfin bref, tout, absolument tout était à moitié chinois.
Mais il n’empêche que la représentation des usines chinoises au salon était franchement incroyable. Piano Aurora J’ai vu certains stands qui présentaient des marques dont on n’entend jamais parler en France comme Nordiska (qui est une ancienne marque scandinave), Aurora et d’autres encore. Je n’ai pas besoin de vous dire ce que j’ai pensé de la qualité des pianos chinois que j’ai croisés, mais c’est peut être un niveau de qualité provisoire. Ils ont certainement les capacités et les investisseurs étrangers pour se rapprocher de leurs concurrents « développés » dans les années à venir.
Bohemia Concert On notait aussi quelques marques tchèques, comme Seidl&Sohn et Bohemia, qui présentait quelques modèles de pianos à queue, dont un modèle de concert franchement pas terrible.

Piano Wendl&Lung Il y avait aussi plusieurs fabricants asiatiques comme Wendl&Lung et J.Nemetschke-Wien qui sont montés en Asie et finis en Europe.
Après avoir eu une impression assez positive du piano droit Wendl il y deux ans, j’ai été plutôt déçu par les modèles de pianos à queue qui étaient exposés. Je m’attendais à une finition esthétique un peu meilleure. En tous cas, il y avait vraiment peu de nouveautés. Le marché du piano semble être en forte perte de vitesse, donc un salon tous les ans à préparer est une somme de travail et d'argent considérable pour les manufactures qui veulent présenter leurs produits.

{mospagebreak title=Pas 100% piano non plus} PAS 100% PIANO NON PLUS.

Transport KlavierRoller Outre les différentes manufactures représentées, il y avait aussi tous les fabricants d’accessoires pour piano qui profitaient de l’occasion pour faire découvrir leurs nouveautés. On pouvait par exemple trouver beaucoup de fabricants de banquettes et tabourets pour pianos, des fabricants d’outillage pour les techniciens, du matériel pour transporter les pianos et pour faciliter toutes les opérations de manutention pour les professionnels.
J’y ai vu aussi quelques inventions amusantes, comme la machine qui tourne les pages de partitions. En fait, le système se pose sur le pupitre du clavier (la démonstration était faite sur un P120 Yamaha). Il est composé d’un boîtier rectangulaire avec une sorte de boule de caoutchouc montée au bout d’un bras en métal. Par simple pression du pied sur une pédale électronique, le bras balance de droite à gauche, la boule de caoutchouc frotte le coin droit en bas de la page de droite, et fait basculer la page vers la gauche.
Le système était plutôt bien trouvé, mais je me demande si il est compatible avec tous les types de pupitres et tous les supports d’impressions des partitions. En effet, le pianiste jouait en lisant une partition imprimée sur du papier A4 avec une reliure en spirale. Le procédé aurait sûrement plus de mal à fonctionner sur une partition à reliure collée (comme n’importe quel recueil d’œuvres classiques, par exemple.
De toute manière, d'ici quelques années, les partitions ne seront sans doute plus sur papier mais sur un écran qui défile à la vitesse souhaitée.

Pour conclure, beaucoup de route pour 10h de présence sur le salon, c’est une accumulation énorme de fatigue, mais ça vaut le déplacement à partir du moment où on cherche s’informer sur le monde musical en général. Car il n’y avait pas que des instruments sur ce salon. On pouvait y trouver les principaux éditeurs de partitions, on pouvait assister à des concerts excellents, à des démonstrations dans tous styles de musique, participer à des concours…Qui sait, j’ai peut-être gagné la guitare électrique Gibson Les Paul qui était mise en jeu !!!

Et pour ce qui est des photos, c’est juste en dessous que ça se passe (mais la prise de photos étant en principe interdite, certaines sont un peu floues et/ou mal cadrées, mais bon…)

{mospagebreak title=Photos} Piano Aurora Bechstein D Piano Bechstein Bluthner Concert Piano Bluthner Bluthner Rubin Cadre Petrof Grotrian Concert Cadre Wendl&Lung Piano Nemetschke Nordiska Concert Petrof Concert Piano Petrof Pianovafenner Pianovafenner Pianos Yamaha Steingraeber 122 Clavier Yamaha Stand Wilh. Steinberg Transport Transkip