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Ne dit-on pas de lui Qu'il est d'un rare orgueil Qu'il a, vis-à-vis de son audience Une attitude arrogante ?
Peu importe Etre là Pour le voir, le sentir Et le vivre
Première partie Un surréalisme aigu Un personnage surprenant Une image gravée
Pour une première La rencontre fut de taille Sa condescendance n'en était pas une Son casting proche d'un western spaghetti
Il danse Il crie, de ces cris qui Viennent de loin, sans rôle à jouer De ces cris qui déclament l'âme
Sa rencontre avec le coeur de sa recherche Inspiration pieuse et passionnelle enfin atteinte Parfois, à moins que la toux ne plie sa volonté Ne rompe son approche trop fusionnelle
Une première partie donc Délicieusement technique Parlant au cerveau Et aux yeux
Une deuxième partie transfigurée, corporelle Démarrant par un morceau d'une grande profondeur Explorant les recoins du paradis perdu de la première Rejoignant, enfin !, la volonté de son auteur
Et là, celui qui danse, qui crie, gémit et entre en transe Atteint d'un seul coup les coeurs Fait frémir subitement les corps envoûtés Crée la symbiose d'un piano, d'un pianiste et de corps sans organes
Un flux parfait alimenté en permanence Dont les quelques interventions et retours N'étaient que la répétition de cette singularité inspirée De cet univers sonore merveilleusement et généreusement donné
*Frédéric est en bleu sur le plan de la salle |